«Il faut encourager la création de PME pour relancer la machine du développement économique et social d’une manière durable.»

La Fédération nationale des jeunes entrepreneurs est née, hier, dans les locaux de l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, à Alger, lors d’une rencontre intitulée, «De l’idée à la création de l’entreprise». La fédération affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), a pour mission de défendre les intérêts des jeunes entrepreneurs, de travailler davantage pour la réalisation de leurs projets dans les meilleures conditions pour inscrire leurs entreprises dans la durée.
Cette rencontre à laquelle ont assisté, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, le ministre de la Jeunesse, El Hadi Ould Ali, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, et le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, Abdelmadjid Sidi Saïd, a été sanctionnée par la remise de l’agrément à cette fédération affiliée à l’Ugta afin de lui permettre d’exercer son rôle en conformité avec la loi.
Le patron de l’Ugta a donné sa caution aux jeunes entrepreneurs pour entrer dans le monde de l’entreprise, tout en affirmant le soutien de son organisation au profit des producteurs nationaux. «Nous sommes engagés à encourager les jeunes porteurs de projets à la réalisation de leur rêve et les traduire sur le terrain. C’est la seule manière de promouvoir le produit «made in Algeria», une démarche qui s’inscrit dans le cadre du programme du gouvernement visant à la diversification de l’économie nationale pour la réduction des importations, la création de la richesse et de l’emploi», a-t-il déclaré.

Selon ce dernier, l’encouragement des jeunes à investir et la création de leur PME est le moyen le plus efficace pour «relancer la machine du développement économique et social d’une manière durable».
La migration vers le nouveau modèle économique instauré par le gouvernement dans le cadre de sa politique de diversification de sa production pour se détacher graduellement de sa dépendance à l’importation, est une occasion opportune à saisir pour le lancement de leurs projets de création d’entreprises.
Dans ce sillage, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a affirmé que plus de 500.000 PME activent en Algérie, créées dans le cadre des programmes de soutien à l’emploi l’Agence nationale du soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et la Cnac avec plus d’un million d’emplois créés dans ce cadre. Un chiffre important, mais loin de la norme internationale. «On encourage les initiatives privées visant à la création de petites et moyennes entreprises comme vecteur de richesse et de l’emploi.»
Le gouvernement a donc engagé une batterie de mesures et de programmes incitatifs pour développer cette frange d’entreprises, dans le cadre d’une politique globale de promotion de la PME comme levier de la croissance économique.
Le soutien aux jeunes investisseurs est conçu donc comme une solution pour la lutte contre le chômage, à travers la création de l’emploi et comme une nouvelle source pour le financement du budget de l’Etat. Pour sa part, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mébarki, a estimé que l’action principale de son département est celle de la formation de la main-d’oeuvre qualifiée pour répondre aux besoins du marché national. «Certes, dans notre action, on insiste sur l’amélioration de l’employabilité des diplômés, également d’encourager les jeunes à s’insérer dans le monde de l’entrepreneuriat à travers la création de leur propre entreprise».