C’est officiel : les voitures à moteurs Diesel seront exclus des importations des véhicules de moins de trois ans. « Les véhicules Diesel posent un problème de pollution majeur. Ils seront écartés de l’importation et remplacés par les voitures électriques hybrides », a expliqué, ce samedi 29 février, Ferhat Ait Ali, ministre de l’Industrie, dans un entretien à l’agence officielle.

Le gasoil algérien ne permettait pas, de surcroît, une longue vie des moteurs européens fonctionnant au Diesel, a expliqué le ministre. « Les européens sont à la norme Euro6 alors que nous sommes à l’Euro2. Si quelqu’un importe un véhicule diesel, il roulera quelques mois avant de tomber en panne », a-t-il soutenu.

Interrogé pour savoir si le texte d’application, attendu avant la fin mars, allait fixer la liste des pays d’origine de ces véhicules, Aït Ali a répondu par la négation, sauf que, fait-il remarquer, les pays européens, et notamment la France, seront les mieux indiqués vu leur proximité géographique.

Sur les prix de ces voitures, il a rappelé qu’ils seront « assez élevés » du fait que le « prix d’un véhicule de moins de trois ans en Europe n’est pas bradé » et vu l’impact du faible taux de change du Dinar par rapport à l’Euro et au Dollar, en plus du paiement de droits de douanes allant à 30% et d’une TVA à 19%.

Et même en cas d’application du démantèlement tarifaire, prévu dès septembre prochain dans le cadre de l’accord d’association Algérie-UE, une « taxe locale » sera alors instaurée sur les importations des voitures importées, a-t-il encore avancé.

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